Qui suis-je ?

Édouard Rouby, historien amateur, amateur des petites histoires dans l’Histoire.

Comme un virus qui vous prend et ne vous quitte plus, j’ai commencé très jeune à m’intéresser à ces petites histoires. J’ai d’abord suivi les traces de mon père Henri, passionné par sa ville natale, cofondateur à Soultz au début des années cinquante d’une première société d’histoire locale. Il m’a offert en 1959 un exemplaire de l’édition originale du Livre d’Or de Soultz écrit par Auguste Gasser, édité en 1909-1910, ouvrage dont je connais aujourd’hui les limites mais qui m’a ouvert ô combien de portes et qui a l’immense mérite d’exister : bien d’autres communes nous l’envient...

Plus tard, en année de propédeutique à l'université de Strasbourg, j’assistais à des cours d’histoire des religions de Marcel Simon et d’histoire de l’Alsace de Philippe Dollinger. Je terminais mes études de psychologie quand j’ai épousé la fille de Robert Boutruche qui était alors titulaire de la chaire d’histoire économique du Moyen-Age à la Sorbonne tandis que ma belle-mère, agrégée d'histoire, enseignait en lycée.

J’ai exercé le métier de psychologue au Centre de la Ferme à Riedisheim avant de le poursuivre à l’Institut Saint- André à Cernay, tout en ne cessant de côtoyer d'éminents historiens dans le cercle familial.

Un concours suivi de l’entrée à l’École Nationale de la Santé Publique à Rennes en 1978 a contribué à un virage professionnel. De 1980 à 1991 j’ai été directeur de l’Institut Saint-André à Cernay ; ensuite, jusqu’à ma retraite en 2001, j’ai occupé le poste de directeur général de l’association Adèle de Glaubitz à Strasbourg. Mon parcours à Saint-André ainsi qu'à Adèle de Glaubitz a été déterminé par la confiance que m'ont accordée les dirigeantes de la Congrégation des Soeurs de la Croix, fondatrices de Saint-André puis de l'association "AdG".

Très tôt, j’ai aussi attrapé un autre virus, celui de l’engagement bénévole associatif. Je pourrais évoquer mes années de lointaine jeunesse comme servant de messe et comme louveteau, mais cela ne fait peut-être pas très sérieux. Quoique... Par contre, à 17 et 18 ans, j’ai participé à des chantiers humanitaires aux États-Unis menés par l’American Friends Service Committee, le Service Quaker International, dans le ghetto Noir de Philadelphie et sur une réserve indienne du Dakota septentrional. Ensuite j’ai découvert les fonctions associatives pendant mes années d’université, comme secrétaire et trésorier d’une corporation d’étudiants (c’était avant mai 68 !).

En 1975 j’ai contribué à la création de la Société d’histoire « Les Amis du Vieux Soultz ». Au début des années 2000 j’en étais le président ; l’association est alors devenue, simplement, celle des « Amis de Soultz ».

Durant vingt-cinq ans, en parallèle à ma vie professionnelle puis de retraité, j’ai œuvré au sein de l’Union Régionale des Œuvres Privées d’Alsace (UROPA-URIOPSS Alsace). L’UROPA, au service de la défense des associations privées à but non-lucratif du secteur sanitaire, social et médico-social, et au service de l’engagement associatif … Pendant toutes ces années j’y ai exercé successivement les fonctions d'administrateur, de secrétaire général, de vice-président et de président. Ces fonctions m’ont entrainé vers d’autres instances régionales et nationales. Ainsi, entre autres, à la Chambre Régionale de l'Économie Sociale (CRES) et encore, à Paris, comme administrateur de l’Union Nationale Inter-fédérale des Œuvres et organismes Privés à caractère Sanitaire et Social (UNIOPSS).

Des personnes qui, je suppose, m'ont apprécié et voulaient me faire plaisir, ont demandé à de hautes instances de me faire accrocher des rubans, une fois c'était un rouge, une fois un bleu. J'ai pu empêcher la réalisation de ces projets. Ça ne correspond pas à mon idée de l'engagement ni à ma vision du Monde.

J’allais oublier : je suis membre de deux associations philatéliques, à Riedisheim et à Pulversheim ; mes collections thématiques sont axées sur « le timbre, fidèle témoin de l’Histoire » : les traités de paix de 1919-1923, l’histoire de la poste à Soultz. J’ai participé à de nombreuses expositions locales et régionales, ainsi qu’à Bâle. « La Poste à Soultz Haut-Rhin » a obtenu une distinction grand vermeil à Strasbourg en 1992.

J’ai effectué des recherches généalogiques au profit des membres de ma famille. Je viens de finaliser une étude de plus de trois cents pages consacrée à mes ascendances, incluant toutes les branches féminines. C’est le fruit de longues années de recherches, effectuées notamment dans ce lieu extraordinaire qu’était le CDHF (Centre Départemental d’Histoire des Familles) à Guebwiller ; le CDHF vient de disparaitre en 2015 suite au retrait brutal de son financement par le Conseil Départemental, pour renaitre en Centre de Recherches sur l'Histoire des Familles (CRHF), qui, dans un premier temps, fonctionne surtout avec des bénévoles.

Jusqu'au mois d'avril 2016, j'étais président de l’association S.O.S Amitié Haut-Rhin, une association d’aide par téléphone et internet, composée uniquement de bénévoles. Le travail se fait dans un strict anonymat, 24 heures sur 24, tous les jours de l’année, à l’écoute de personnes ayant besoin de parler de leur souffrance, de leur tentation de suicide, de leur détresse ou tout simplement de leur solitude. Le poste haut-rhinois (03 89 33 44 00) reçoit des milliers d'appels chaque année, et depuis 2016, des demandes de chat et de messagerie par internet !

Pour terminer, à l’attention des curieux : je suis né en 1941 à Soultz, en Haute Alsace. Mon épouse et moi vivons à Morschwiller-le-Bas et avons fêté nos noces d’or en 2014. Nous avons deux enfants et quatre petits-enfants. En cette année 2017, j’ai 76 ans, un cancer et presque toutes mes dents.

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