Les paroisses catholiques de l’Alsace Reconquise, août 1914-août 1919


En résumé :


L’ « Alsace Reconquise »

La haute vallée de Munster, la vallée de Thann, la vallée de Masevaux, le sud-ouest du Sundgau : ces parties de l’Alsace sont occupées par l’armée française dès fin août 1914 et le resteront jusqu’en 1919, formant un territoire appelé « Alsace Reconquise ». Les autorités militaires y assurent toute l’organisation économique, sociale, judiciaire. Elles s’intéressent aussi de près à l’organisation religieuse du territoire : les paroisses, coupées par le front de guerre de leur évêque strasbourgeois, doivent devenir un vecteur de propagande en faveur de la France.

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L’Alsace, terre de mission pour l’aumônier militaire Cabanel

Dans un climat alourdi par l’évacuation et l’internement de milliers de « Landsturmiens » et d’otages, un aumônier militaire, l’abbé Benjamin Cabanel, se voit attribuer en novembre 1914 une mission de confiance : « connaitre et enseigner le clergé alsacien (…) inviter le clergé et la population à la confiance envers la France ». Il est soutenu par Mgr Amette, archevêque de Paris lui-même chargé depuis peu par le Vatican de la direction religieuse des territoires occupés par l’armée française. Mais des divergences de vue apparaissent entre les protagonistes ; ce qui pour les militaires relève de l’administration française du territoire, pour le Vatican relève de la diplomatie. La mission de l’abbé Cabanel se termine en juillet 1916 sans que l’on puisse en dégager un bilan. L’archevêque de Paris est mis sur la touche par le Vatican ; le référent direct du Saint-Siège pour le territoire de l’ »Alsace Reconquise » est alors le curé-doyen de Thann, Charles Pesseux.

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Scènes de la vie quotidienne

Un peu de tout :

une prière pour la Paix,
des villages évacués,
un clergé sous tutelle des autorités militaires,
l’école primaire confessionnelle et les colonies de vacances,
une visite pastorale marathon pour l’archevêque de Besançon.

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Retour à l’Ordinaire

Quel Ordinaire ? la situation ne se clarifie qu’avec la signature du Traité de Versailles, le 28 juin 1919 et la nomination, le 1er août 1919 de Mgr Charles Ruch en remplacement de Mgr Adolf Fritzen.

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Remerciements

M. l’abbé Gérard Alzieu †, archiviste de l’archevêché de Montpellier,
Madame Micheline Barbieri, amie et éminente latiniste,
Père Bertes, recteur de la Basilique Notre-Dame-des-Tables, Montpellier,
M. L’abbé Caravati, archiviste de l’archevêché de Besançon,
Monsieur Jean-Marie Ehret, Société d’Histoire de la Vallée de la Doller,
Monsieur Jean-Luc Eichenlaub, Archives Départementales du Haut-Rhin,
Monsieur Jean-Louis Engel, archiviste de l’archevêché de Strasbourg,
Monsieur Gilbert Meny, Musée Serret, Saint-Amarin,
M. l’abbé Philippe Ploix, directeur des archives historiques de l’archevêché de Paris,
Monsieur André Rohmer, archiviste de la Ville de Thann et président de la Société d’Histoire de Thann.



Édouard Rouby, novembre 2016.
edouard.rouby@sfr.fr