Soultz (Haut-Rhin)

2000 ans d’histoire

en raccourci

Venant de Strasbourg ou de Colmar, de Belfort ou de Cernay, vous vous rendez à Soultz par la D 83, une ancienne voie romaine. Vous arrivez au carrefour du Nouveau-Monde. Là, au rond-point, la D 83 croise la D 430. Cette dernière en provenance de Mulhouse et de Bollwiller se poursuit vers Soultz.

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Préhistoire et antiquité. À l’écart du carrefour du Nouveau-Monde en direction de Colmar, au côté droit de la route, le lieu-dit Host recouvre un vaste gisement de villas romaines dont les implantations s’étendaient sur plusieurs hectares. Un autre domaine romain important par sa taille occupait le Schimmelrain près de Hartmannswiller.

Un peu plus loin, toujours en direction de Colmar, la D 83 croise la voie rapide Mulhouse-Guebwiller ; lors de la construction de leur échangeur au lieu-dit Buehlfeld, les fouilles ont mis à jour des vestiges d’habitat et de sépultures néolithiques.

Les populations qui ont habité au Buehlfeld, au Host et au Schimmelrain, sur l’actuel ban de Soultz, connaissaient peut-être l’existence, à proximité, d’une source d’eau salée qui a donné un jour son nom à notre ville.

Aujourd’hui encore, du côté de l’ancienne porte de Bollwiller, la ville de Soultz a un Märzabrunna, Fontaine de Mars, et une Tampelgàss. Cette rue du Temple n’a rien à voir avec un établissement cultuel protestant car dans la tradition locale on parle aussi de Haÿdatampel, le temple païen. Fontaine de Mars et temple païen : réminiscences d’une ancienne présence romaine ?


Près de l'ancienne porte de Bollwiller, dr Märzabrunna. En ce début du XXe siècle, Les habitants du voisinage
prennent la pose. La fontaine est alimentée par une source captée hors de la ville, à proximité du chemin
Saint-Georges, dr Jergawag.

Quant aux populations qui ont habité le territoire de Soultz des IVe au VIe siècles, elles n’ont pas laissé de traces connues à ce jour.

VIIe siècle. Vers l’an 667 : Sulza. Le duc d’Alsace Etichon, père de sainte Odile, fait don de la marche de Soultz (Sulza) à l’abbaye d’Ebersmunster. C’est la première trace attestée du nom de la future ville. La marche fait partie du Südgau et du comté d’Illich ; elle s’étend du sommet du Grand Ballon (a jugo montis qui Beleus dicitur : ce n’est pas d’un Ballon vosgien qu’il s’agit, mais d’une montagne dédiée à un dieu celte !) jusqu’à Raedersheim, Bollwiller et Berrwiller ; le territoire comporte des pâturages d’altitude, une des plus grandes forêts de montagne d’Alsace, des collines sous-vosgiennes propices à la culture de la vigne, des riches terres agricoles en plaine.

XIIe siècle. Le prince-évêque de Strasbourg s’empare de la marche de Soultz au détriment de l’abbaye d’Ebersmunster, suite à quoi Soultz est propriété des évêques de Strasbourg jusqu’à la Révolution. Le château-citadelle du Bucheneck et la bourgade sont inféodés par les évêques à plusieurs familles nobles successives. Ainsi, en 1118, l’évêque Cunon donne la cour seigneuriale de Soultz en fief à Heilwige comtesse d’Eguisheim, épouse de Gérard de Vaudémont (von Weckmund, comme un des trois châteaux d’Eguisheim) et à ses fils. Par la suite le fief est confié à des Ferrette, des Pfaffenheim …

XIIIe siècle : Soultz, ville et place forte. Vers 1250, l’évêque de Strasbourg Heinrich von Stahleck élève Soultz au rang de ville et fait construire une première muraille de défense dont il reste aujourd’hui encore d’importants vestiges, notamment sur la promenade de la Citadelle et près du Bucheneck ; la ville est dotée d’une constitution et de privilèges, seule la citadelle du Bucheneck reste le fief d’une famille noble. Une deuxième muraille est édifiée quelques décennies plus tard pour renforcer la défense ; la promenade de la Citadelle, sur le rempart extérieur, en longe quelques vestiges.


L'enceinte de la Ville de Soultz. Elle ne bougea pas jusqu'au XIXe siècle.

Vers 1250, alors que Soultz devient une ville et s’agrandit, la construction d’une nouvelle église s’impose. Les travaux, sur l’emplacement d’une église romane primitive, durent plus de deux siècles et s’achèvent en 1489, comme en témoigne la date gravée sur le contrefort sud-est de la nef. L’église est consacrée à saint Maurice, le même saint patron que celui de l’abbaye d’Ebersmunster. Le clocher octogonal se termine initialement en simple plateforme ; en 1610, un deuxième niveau y est ajouté, surmonté d’une flèche. Tout en haut de la flèche, une boule de cuivre conserve depuis le XVIIe siècle une chronique de la ville, complétée chaque fois que des travaux mènent des ouvriers jusqu’au sommet de l'édifice.

Soultz appartient à l’évêque de Strasbourg mais au spirituel dépend de l’évêque de Bâle, comme toute la Haute Alsace jusqu’à la Révolution.

Bien avant l’achèvement de la nef en 1489, le clocher remplit son office et comporte en particulier un bourdon pesant plusieurs tonnes fondu en 1465 et attribué à Ludwig Peyer (Peiger), fondeur de cloches à Bâle. Cette vénérable cloche a échappé à toutes les vicissitudes et calamités des siècles ; depuis 1962 elle est confiée au musée des Unterlinden à Colmar où elle est exposée dans la galerie au premier étage du cloître.

Dès 1230, il est fait mention de la présence d’une commanderie de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, une maison forte construite en-dehors de la bourgade. L’Ordre des Hospitaliers : le futur Ordre de Malte. La commanderie de Soultz, une des plus importantes d’Alsace, dépend du grand-prieuré de l'Ordre à Heitersheim, en Pays de Bade.

En 1253, les Cisterciens de l’abbaye du Lieu-Croissant près de l’Isle-sur-le-Doubs élèvent une chapelle à Soultz puis construisent à côté, pour quelques moines, des logis adossés au rempart sud de la ville. De cet ensemble subsistent aujourd’hui quelques murs et deux fenêtres géminées visibles depuis la promenade de la Citadelle, ainsi que le nom de la rue voisine : rue de la Chapelle.


Puits du couvent des Cisterciens
(dessin: Louis Wiederkehr)

En 1289, l’évêque Conrad von Lichtenberg décide de ne plus inféoder la citadelle du Bucheneck ; la famille de Pfaffenheim et ses derniers seigneurs du lieu renoncent au fief. La ville devient baillage et le Bucheneck résidence du bailli (Vogt), représentant sur place de l’évêque, chargé de veiller sur les droits et devoirs des habitants ; de plus, un prévôt (Schultheiss) est nommé par l’évêque auprès du Magistrat (Conseil, Rath) de la ville. Le baillage de Soultz dépend du grand-bailli de Rouffach.
Les terres de l’évêque de Strasbourg en Haute Alsace, s’étendant d’Eguisheim au nord jusqu’à Soultz au sud, constituent le Haut Mundat.

Bourgeois et manants. Depuis que Soultz est une ville dotée d’une constitution, ses habitants sont devenus bourgeois et manants. Au cours des XIIIe, XIVe et XVe siècles, plusieurs familles nobles possèdent aussi une maison à Soultz ; il est plus agréable de vivre entre gens de bonne compagnie à l’abri de solides murailles, à proximité des artisans et des commerces, plutôt que dans une austère bâtisse isolée, fût-elle « château ». Cependant, ces nobles, tout en conservant quelques privilèges, n’étaient à Soultz que des bourgeois ; parmi eux, des Waldner, des Bollwiller, des Muntzenheim, des Mörsberg, des Brinighofen …

Soultz et la source d’eau salée. De nombreuses localités d’Alsace (et d’Outre-Rhin) ont un nom composé à partir de racines germaniques anciennes signifiant « sel » : Sulza, Sulze, Sulz, Saltz, lié à la présence de sources minéralisées. Rien qu’en Haute Alsace, on connait Soultzmatt, Soultzbach-les-Bains, Soultzeren, Ober et Niedersultzbach dans le vallon du Sultzbach (Aujourd’hui Soppe-le-Haut et Soppe-le-Bas).

La source de Soultz se trouvait du côté de l’actuelle rue de la Source Salée, à proximité d’une placette où une fontaine indique l’emplacement approximatif de ladite source, dont on a peu à peu perdu la trace au cours du XXe siècle. Un puits près de l’impasse de l’Ancien Hôpital produisait aussi une eau salée ; on raconte qu’autrefois les boulangers de Soultz venaient y puiser cette eau pour faire leur pain.

Pendant l’occupation allemande, entre 1943 et 1944, il était encore question d’exploiter les vertus thérapeutiques de la source, mais l’époque n’était guère propice au développement de ce genre de projet. Puis, la source a disparu.

Soultz et ses environs. Le village d’Alschwiller, au sud de Soultz, est incendié vers 1375 lors d’une incursion des Grandes Compagnies d’Enguerrand de Coucy et leurs « Anglais ». Il n’en reste ensuite, jusqu’à la Révolution, qu’une chapelle consacrée à Saint-Georges. Thierenbach, au pied de la montagne est un prieuré fondé par l’abbaye bénédictine de Cluny, probablement vers le milieu du XIIe siècle ; Thierenbach devient plus tard un important pèlerinage marial pour les habitants des environs.
Les hameaux de Jungholtz (dont Thierenbach fait partie) et Wuenheim sont des dépendances de Soultz jusqu’au XIXe siècle. Wuenheim est devenue commune autonome en 1832 et Jungholtz, avec Thierenbach, en 1882.

Les « Bàbbaschlagger ». Lécheurs de bouillie : voilà un sobriquet qui colle à la peau des Soultziens depuis des siècles!
Nous sommes à l’époque de la guerre de Cent Ans qui ravage la France. Vers la fin du XIVe siècle, des bandes armées venues d’Outre-Vosges déferlent de temps à autre en Haute Alsace ; ainsi on voit passer tantôt les Grandes Compagnies d’Enguerrand de Coucy, tantôt les Écorcheurs du comte d’Armagnac. Un jour, une de ces soldatesques donne l’assaut à la ville de Soultz. Les femmes participent activement à la défense : du haut des murs de fortification, elles déversent de grandes quantités de bouillie brûlante sur les assaillants qui fuient, échaudés. Les braves citoyennes sont récompensées par le Conseil de la ville qui les autorise à occuper le côté droit de l’église paroissiale jusqu’alors exclusivement réservé aux hommes, tandis que ces derniers, en souvenir de l’événement, deviennent une fois pour toutes des Bàbbaschlagger.

Les amateurs de subtilités dialectales relèveront que si l’on se rapprochait d’une orthographe allemande standard, les Bàbbaschlagger seraient des Pappeschlecker, mais notre alémanique aime opposer les sonorités D/T, G/K, P/B et utiliser les « a » voilés, vélaires.

Une puissante organisation sociale : les tribus. Les métiers sont regroupés à Soultz en tribus de corporations (la tribu : die Zunft) ; l’appartenance à une tribu est obligatoire pour toute personne active. Au XIVe siècle, Soultz compte trois tribus, chacune ayant son poêle, local où se tiennent les réunions.
La Oberzunft, tribu dite Haute car installée en haut de la ville, aussi nommée Rebleuthzunft, regroupe vignerons, laboureurs et pêcheurs.
La Thiergartenzunft, tribu du Parc ou encore tribu Basse, regroupe tous les artisans et commerçants.
La tribu des nobles comporte les hommes de la noblesse ayant une résidence à Soultz.
La tribu des nobles cherche à imposer son pouvoir mais Oberzunft et Thiergartenzunft s’y opposent fermement et avec succès : peu à peu, des familles nobles quittent la ville et au début du XVe siècle leur tribu disparait.
Les deux autres tribus restent très actives jusqu’à la Révolution. Leur rôle est important au sein de la collectivité ; elles exercent une influence constante sur la politique locale en surveillant l’activité des administrateurs de la ville qu’elles ont élus. Elles fixent les prix des marchandises ; le chef de tribu et ses échevins arbitrent les conflits, défendent la cause de leurs adhérents, délivrent des certificats de compagnonnage. Tribus et corporations sont supprimées dès le début de la Révolution : la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 proscrit toutes les organisations ouvrières, notamment les corporations ; seuls comptent dorénavant l’intérêt individuel et l’intérêt général. Il ne doit plus y avoir d’intérêts intermédiaires. Ainsi la Révolution supprime une liberté fondamentale, celle d’association. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour voir disparaitre en France les effets et avatars de la loi Le Chapelier, quand enfin sont autorisés les syndicats ouvriers et patronaux puis, avec la loi de juillet 1901 les associations de tout ordre. l'Allemagne, dont l'Alsace fait alors partie, suit un chemin comparable en donnant un cadre juridique aux associations dans un nouveau Code civil entré en vigueur le 1er janvier 1900 ; ce cadre est toujours celui des associations d'Alsace-Moselle.
En Alsace-Moselle les corporations ont réapparu avec la législation allemande au début du XXe siècle, obligatoires pour tous les artisans. Garantes d'un bon niveau de qualification professionnelle, elles ont été supprimées par Le Conseil Constitutionnel en 2012, les jugeant "contraires à la liberté d'entreprendre". Pourtant, les corporations d'Alsace-Moselle avaient maintenu haut le niveau de formation et de qualification ...


L’administration de la ville. Depuis qu’elle est une ville, Soultz a son administration propre : un Conseil (Rath), aussi nommé Magistrat, composé d’un prévôt nommé par le seigneur des lieux, d’un bourgmestre désigné par les conseillers, et de douze conseillers élus par les tribus. Le Conseil a autorité sur les affaires communales, le tribunal des affaires civiles et de basse justice (le tribunal de haute justice relève du grand-bailli, à Rouffach). L’acquisition du droit de bourgeoisie relève aussi du Conseil.

Sceau de la ville de Soultz au XIVe siècle.
Au centre, saint Maurice, patron de la ville, habillé en chevalier. Il porte un écu chargé d’une croix ; ainsi le vaillant chef Noir de la légion thébaine de Dioclétien est recyclé en chevalier du Moyen-Âge. Ce saint Maurice est une réplique de celui sculpté au tympan du portail sud de l’église.
Légende
autour du sceau : S. OPIDI. DE. SULZE. DIOC. BASIL. La ville se dit donc Oppidum, diocesis Basilensis : forteresse de Soultz, diocèse de Bâle.
Il n’est pas fait mention du seigneur du lieu, l’évêque de Strasbourg ; belle marque d’indépendance et de liberté. C’est ça, Soultz !
(Livre d'Or de la ville de Soultz, page 56)

Pour autant, l’évêque de Strasbourg, seigneur des lieux, conserve des droits indépendants des pouvoirs du Conseil, notamment sous forme d’impôts et nombreuses taxes. De plus, il est bien représenté sur place puisqu’il nomme le bailli, le prévôt ainsi que le curé de la paroisse.

Le Conseil est assisté d’un greffier, lui aussi nommé par l’évêque ; ce greffier, Stattschrieber, est chargé de la rédaction des procès-verbaux du Conseil (Rathsprotokoll) ; il rédige aussi les actes et contrats que l’on appellera un jour notariaux.

Le Conseil fonctionne ainsi jusqu’en 1787, quand un décret royal instaure la « Municipalité ».

Les Écoles. Il y avait une école à Soultz dès la fin du XVIe siècle. Le premier maître d’école dont nous avons la trace est Jeremia Brottbeuchel, décédé en 1594. Une maison d’école est citée rue de l’église en 1604 et en 1628 ; nous ignorons tout de son fonctionnement et de l’enseignement qui y était dispensé. Dans nos régions germanophones, l’enseignement est prodigué en allemand. Il y eut cependant, pour une durée indéterminée, un maitre d’école français : Wilhelm Roch apparait comme tel sur la liste des immatriculés à la Thiergartenzunft en 1677. Au cours du XVIIIe siècle, Soultz recrute la plupart de ses maitres d’école Outre-Rhin, occasionnellement en Alsace. Les personnes de Soultz et proches environs qui ont besoin de connaissances en langue française s’adressent volontiers pour les instruire aux moines de Cluny résidant à Thierenbach.

Au XIXe siècle, une école des garçons est logée à l’étage au-dessus de la halle aux grains puis, quand est construite sous le Second Empire la nouvelle halle aux blés les classes y sont transférées.


L'école des garçons construite sous le Second Empire, aujourd'hui Hôtel de Ville
(Carte postale éditée vers 1910 par Alphonse Schreyer, libraire à Soultz)

En 1822 est ouverte une école des filles installée à côté des ateliers municipaux de l’époque (Werkhoff), dans l’actuelle rue des Sœurs ; une rue bien nommée, puisque les enseignantes de cette école des filles sont dès l’origine des religieuses de la Divine Providence, plus tard connues sous le nom de Sœurs de Ribeauvillé. Les locaux sont vétustes et malsains, alors une nouvelle école des filles est construite en 1858-1859 au bas de la grande place, sur l’emplacement de l’ancien cimetière. Ce bâtiment existe toujours, derrière le monument aux morts de la commune. Dans les années 1930 on y adjoignit une vaste aile pour l’école maternelle et l’école des garçons.


L'école des filles construite en 1858-1859, telle qu'elle se présentait au début du XXe siècle.

Au premier plan, le monument commémorant la guerre de Crimée (1853-1856) où vingt Soultziens, soit
dix-neuf soldats et un chef de bataillon, ont trouvé la mort. Leurs noms étaient gravés sur le monument.
Un jour, le maire de Soultz Charles-Georges de Heeckeren y fit ajouter un médaillon en bronze avec l'effi-
gie du général de division Joseph Bouat. Bouat avait lui aussi fait la campagne de Crimée,avant de mourir
subitement en 1859 à la veille de la campagne d'Italie. Le nom de Bouat fut donné à ce monument qui a
a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale
.

1525 : la Guerre des Paysans. Les paysans de tout l’espace rhénan se révoltent au nom de l’Évangile, alors que bouillonne la Réforme. Ils s’en prennent aux seigneurs et aux institutions religieuses ; ils veulent un monde meilleur et fraternel. La révolte, en réalité une authentique révolution, finit par être écrasée par les Impériaux, notamment des Lorrains, dans un bain de sang au cours des atroces batailles de Saverne et de Scherwiller. Mais auparavant, la Ville de Soultz avait ouvert ses portes à des compagnies de paysans venues du Sundgau ; elles ont dévasté la commanderie de Saint-Jean, endommagé le Bucheneck et le couvent des Cisterciens. Après l’écrasement de la révolte, Georg Schilling von Canstatt, commandeur à Soultz de l’Ordre de Saint-Jean, fait payer cher à la Ville les dégâts commis à son institution par les insurgés : 450 livres stebler (livres bâloises). Les Cisterciens quant à eux sont dédommagés à hauteur de 35 livres suite à l’estimation des dégâts par le bailli de Soultz Wolff von Brinighoffen.
Les troubles provoqués par l'arrivée des révoltés incitent des bourgeois de Soultz, et non des moindres, à accompagner les paysans pour aller en découdre avec leurs voisins de Guebwiller et participer au pillage des couvents ; Hans Hänery, chef de l'Oberzunft, est à la tête de l’expédition avec un autre édile de la ville, Marquart Heyriat (parfois Heirot ).
Quelques années plus tard, avec son frère, Hänery aurait assassin un charpentier de Guebwiller. Vrai ou pas vrai, il fut nommé prévôt de Soultz en 1550-1555.

Inimitiés et frictions entre ceux de Soultz et ceux de Guebwiller sont une vieille histoire. Il en reste des réminiscences jusqu'à nos jours : la querelle au sujet de la dénomination du Grand Ballon n'en est-elle pas une illustration ?
Mr maïnt, 's schtackt en da Müra !


1550-1610 : viticulture et prospérité. Pendant la seconde moitié du XVIe siècle le vin d’Alsace se forge une grande réputation et s’exporte. Pour l’acheter, on vient de Suisse, des pays nordiques, d’Angleterre. À Soultz comme dans tout le vignoble alsacien, le commerce du vin alène la prospérité. Les vignerons s’enrichissent ; ils entrainent dans leur sillage les tonneliers et les cuvetiers. Les vignerons construisent de nouvelles maisons, plus grandes, plus cossues ; c’en est fini avec les maisons à colombages. Il faut des carriers, des maçons, des charpentiers, des tuiliers, des cloutiers. Une nouvelle ville apparait. De cette époque date une grande partie de l’architecture et de l’urbanisme de Soultz telles qu’elles sont toujours visibles. Un parcours pédestre dans les rues et ruelles du centre permet de repérer de nombreux millésimes sur des linteaux de portes ainsi que des écussons de métiers. Le plus ancien de ces millésimes figure non pas sur un linteau mais sur le contrefort de la maison construite en 1550 par Marquart DeBlin, négociant bâlois en vins ; c’est l’actuelle Banque Populaire, rue Jean-Jaurès. Au cours de ce demi-siècle prospère ont été construites des maisons avec oriels et tourelles d'escalier à vis ; on peut voir aujourd'hui encore une quinzaine de ces tourelles en ville.


Dans le quartier du Kageneck. Au second plan, un grand corps de logis avec tourelle
d'escalier ; ravagé par un incendie en 1956, il a été entièrement démoli.
(Marianne Ichanson, huile sur toile, vers 1930. Photo JM Rouby)

1618-1648 : la Guerre de Trente ans. C’en est fini de la prospérité. Pendant des années Soultz, comme toute les Haute et Basse Alsace, subit une succession de calamités. Entre 1621 et 1623, la région connait une crise monétaire sans précédent, d’ailleurs sans rapport avec la guerre : affaiblissement depuis des années de la monnaie, inflation, cherté de la vie. En 1622 déferle Mansfeld, un forcené qui s’acharne sur les domaines épiscopaux. En 1633 survient la peste. En 1634 les Suédois dévastent la ville. En 1635, voilà la « fièvre hongroise », autrement dit le typhus …

Soultz perd une grande partie de sa population, moins par des faits sanglants de guerre que par la peste et la famine, ainsi que par la fuite de nombreux habitants vers les cantons suisses.

Le couvent des Capucins. La création d’un couvent de Capucins à Soultz est un projet décidé en 1631 par un riche bourgeois de la ville. Le moment n’est pourtant pas propice à cette création et, après quelques hébergements provisoires intra muros, la construction du couvent ne débute pour de bon qu’après 1650-1651, hors de la ville sur la route de Guebwiller, à l’emplacement de l’actuel hôpital-maison de retraite. Les Capucins du couvent de Soultz ont un large champ d’action dans la région, bien au-delà de Soultz, confessant, prêchant, catéchisant ; ils sont présents auprès des malades et des mourants et très appréciés des populations. Ils sont chassés du couvent en 1792.


L'église du couvent des Capucins
(extrait d'un ex-voto de la basilique de Thierenbach)

1648-1789. À partir de 1648, après la signature des traités de Westphalie, commence un long et souvent difficile processus d’annexion des Haute et Basse Alsace au royaume de France. En plus des anciens impôts, de nouveaux font leur apparition ; Soultz doit maintenant payer l’impôt royal, dit « don gratuit ». Le processus d’annexion aboutit à la création de la province d’Alsace « à l’instar de l’étranger effectif » en application du traité de Nimègue (1678), province dont les contours sont ultérieurement précisés par le traité de Ryswick (1697). Au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, Soultz et ses annexes de Wuenheim et de Jungholtz se repeuplent : entre 1650 et 1680 on voit arriver près de 220 familles, principalement de Suisse.

Soultz est toujours une ville du Haut Mundat, possession des évêques de Strasbourg. Au XVIIIe siècle, ces derniers sont successivement trois membres de la famille de Rohan. La construction et l’entretien de leurs palais à Strasbourg et à Saverne, siège de la Régence épiscopale, coutent chers aux villes ; Soultz, très appauvrie, doit emprunter.



Soultz au XVIIIe siècle. Vue d'est en ouest. À l'arrière-plan, de gauche à droite : le hameau de Wuenheim, la ruine du Freudstein,
Thierenbach et le château de Schauenbourg ; à l'extrême droite, l'église du couvent des Capucins.

Gravure sur bois de Loffet, vers 1780. Cette gravure servait d'en-tête aux certificats de maîtrise délivrés par les artisans de la tribu dite
Thiergartenzunft (Livre d'Or).

La Révolution. À Soultz comme partout ailleurs, 1789 apporte de grands espoirs de justice et d’égalité.

En 1790 sont créés les Départements puis les cantons. Soultz devient chef-lieu de canton auquel est rattachée pendant quelque temps la ville de Guebwiller.

Les premiers temps de la Révolution sont l’occasion de règlements de comptes entre clans de bourgeois de la ville. Ensuite, à partir de 1792 et après la saisie des biens la commanderie de Saint-Jean, du couvent des Capucins et du couvent des Cisterciens, c’est une autre occasion qui se présente, celle pour quelques profiteurs de faire de bonnes affaires en achetant et revendant des biens devenus nationaux.

En 1793, l’église est transformée en grange à foin. Tous les objets de culte ont été enlevés. Soultz connait une seule fois un culte de l’Être suprême en 1794, dans l’ex-chapelle de la commanderie : une espèce de mascarade imitant ce qui s’est fait à Paris auparavant. Peu après c’en est fini officiellement de la Terreur, à laquelle la population d’Alsace en général et soulzienne en particulier n’avait jamais adhéré. En 1795 la chapelle de la commanderie sert à nouveau au culte catholique.

Un jour de 1798 l’église paroissiale de Soultz devient cathédrale. Marc-Antoine Berdolet, évêque constitutionnel nouvellement élu pour le diocèse du Haut-Rhin doit s’installer à Colmar mais y trouve porte close. Personne ne veut de lui. Il arrive à Soultz où il s’installe dans une belle résidence XVIIIe siècle, à côté de l’église. Pour la répartition des offices dans sa « cathédrale », il s’entend avec Protais Wilhelm, l’ancien curé réfractaire revenu à Soultz ; cela se passe bien entre les deux hommes. En 1803, Napoléon nomme Berdolet évêque d’Aix-la-Chapelle ; par la même occasion l’évêché du Haut-Rhin est supprimé et, de cathédrale, Saint-Maurice redevient simple église paroissiale où Wilhelm reste seul maitre à bord.



La place de l'église au début du XIXe siècle

XIXe siècle. Depuis la Révolution et durant le Premier Empire, l’Alsace est connue pour fournir grand nombre d’officiers généraux aux Armées françaises. Soultz a le sien avec Jean-François Wehrle, général de brigade et baron de l’Empire, tué en Espagne en 1811 à la bataille d’Albuhera ; son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile à Paris.
Un autre général, du Second Empire celui-là, a donné son nom à un monument sur la place de l'Église : c'est le général de division Joseph Bouat qui n'a pourtant jamais vécu à Soultz. Son père Antoine, contrebandier notoire au temps de l'Empire, est originaire de Soultz mais commerce à Fribourg-en-Brisgau où Joseph est né. En 1859, le général Bouat est en route pour la campagne d'Italie à la tête de sa division ; après avoir traversé les Alpes, il meurt subitement à Suze, de maladie. Sa soeur lui avait réservé une place au cimetière de Soultz ; Joseph Bouat devient après sa mort un Soultzien à part entière.

Soultz ne connait pas de grand développement industriel comme sa voisine Guebwiller. Cependant, des petites manufactures de rubans de soie s’y installent, notamment celle du Bâlois Lucas Preiswerk, mais aussi les ateliers Bloch, Meyer-Merian... Entre les grands centres de production cotonnière que sont Mulhouse et Guebwiller, Soultz est le petit pays de la soie.
Au début du XIXe siècle, les frères Joseph et Augustin Baumann, pépiniéristes de renommée européenne établis à Bollwiller, cultivent et développent des plantes ornementales dans l'ancien fossé des fortifications de la ville, entre la porte de Bollwiller et celle de Wuenheim.

Durant le Second Empire Soultz a un maire de prestige : Georges de Heeckeren, industriel parisien, ami personnel de Napoléon III, sénateur d’Empire et président du conseil général du Haut-Rhin ; il a laissé des traces à Soultz. Parmi ses initiatives, la Halle aux Blés avec l’école des garçons, aujourd’hui Hôtel de Ville, dont le fronton est surmonté d’une aigle offerte par l’empereur ; on lui doit aussi la grande fontaine de la place surmontée d’une statue de saint Maurice. Georges de Heeckeren est le président-fondateur de la société de gymnastique de Soultz, la deuxième de France créée en 1861, juste un an après celle de Guebwiller. Au cours de lointaines aventures de jeunesse, Georges de Heeckeren d’Anthès s’est illustré en Russie en tuant le poète Pouchkine lors d’un duel.

La tête de l'aigle impériale de l'Hôtel de Ville
(photo Louis Wiederkehr, 2004)

1870. L’année commence bien. Au mois de février on inaugure la ligne de chemin-de-fer Bollwiller-Guebwiller et, au passage, la gare de Soultz.

L’année se termine mal. Après le désastre de Sedan le 1er octobre, la guerre franco-prussienne est perdue pour la France. L’Alsace devient Reichsland, terre de l’Empire allemand. Un choc pour une grande partie de la population.

Vers la fin du siècle. Le changement d’appartenance nationale constitue un choc affectif mais crée aussi un violent choc économique. Les productions industrielles doivent se réorienter par rapport à leurs marchés antérieurs, tout ce qui est exporté vers la France allant dorénavant être soumis à droits de douane. De nombreuses petites manufactures disparaissent un peu partout ; les grandes délocalisent partiellement ou totalement vers l’Outre-Vosges. Puis, à partir de 1885-1890, l’Alsace entre dans la dynamique industrielle et commerciale allemande. À Soultz, cela se traduit par la reprise en 1888 de la manufacture de rubans Preiswerk par la société Baumann-Älter de Zurich : il en résulte une grande usine avec filature et tissage de la soie employant plusieurs centaines de salariés.


L'usine Baumann-Älter, vers 1900

Le cotonnier Bourcart de Guebwiller ouvre une filiale à Soultz en 1877. En 1904, avec la participation de la firme anglaise Bodden, les fils d’Édouard Latscha, Édouard, Victor et Charles, créent à Soultz une grande filiale de leur maison-mère de Jungholtz, une manufacture de broches et autres pièces pour machines textiles connue après la Première Guerre mondiale sous le nom de « Malbro ». La fonderie Vogt prospère.

À côté de la dynamique industrielle se développent les dynamiques mutualiste et coopérative ; banques de crédit mutuel et coopératives d'achat deviennent des piliers du tissu social.

Les travailleurs salariés, les paysans, les artisans, bénéficient aussi d’un droit social développé et innovant créé par les lois sociales « bismarkiennes » : assurance maladie en 1883, assurance accident du travail en 1884, assurance-vieillesse et invalidité en 1889.

XXe siècle. Premier événement déterminant : la Première Guerre mondiale. La ville est à proximité du front, au pied du Hartmannswillerkopf. Le cantonnement sur place de troupes allemandes et le transit de munitions approvisionnant le HWK font de Soultz une cible pour l’artillerie française, d’où de nombreuses victimes civiles et des dégâts matériels importants.

1916-1918 : Feldbahnhof Sulz et Sulzerbahn. Au début de l'année 1916, le commandement allemand est confronté à l'urgence d'améliorer les dispositifs logistiques d'approvisionnement de ses troupes de première ligne accrochées dans les rochers du Hartmannswillerkopf à 900 mètres d'altitude. La construction d'un téléphérique est décidée. Sa station inférieure est installée à proximité du château d'Ollwiller. De là seront transférés vers le sommet du HWK armes, munitions, matériaux de construction, vivres et toutes denrées nécessaires aux troupes ; le téléphérique va aussi servir à l'évacuation des blessés. Un Förderbahn, chemin de fer à voie étroite dit Sulzerbahn, assure l'acheminement depuis Soultz ; il a sa propre gare, le Feldbahnhof Sulz, non loin du quai de marchandises de la gare de Soultz.



"Feldbahnhof Sulz". Locomotives au benzol décorées pour un jour
de fête (Pentecôte 1918). Au premier plan, la voie rejoignant la gare
de marchandises de Soultz. Le Feldbahnhof se trouve dans Hinter-
kirchweg, l'actuelle rue de la Marne. À l'arrière-plan, les maisons
"Richert" et "Ehrsam"




"Feldbahnhof Sulz", vu d'est en ouest. À l'arrière-plan à gauche, on
devine le transept nord de l'église, à droite, la maison "Henny' et le
pignon de l'ancienne Poste. C'était bien avant la construction de la
Laiterie (actuelle boulangerie Wilson).
(Photos archives E. et V. R.)

Novembre 1918 : fin de la guerre.

Juin 1919 : retour à la France. Enthousiasme général, puis aussi quelques déceptions dues aux maladresses d’une Administration française mal préparée à prendre en compte les réalités du terrain : les quatre cartes d’identité différentes qui créent alors une véritable ségrégation sociale parmi la population en sont une illustration. Cependant, un point très positif pour les Alsaciens est le maintien d’un droit local issu de la législation allemande antérieure, très en avance à bien des égards sur la législation française de l’époque (droit social, associations, livre foncier, etc). L’économie, à nouveau, doit se réorienter. Des hommes de Soultz trouvent maintenant du travail dans le bassin potassique en pleine expansion.

Deuxième Guerre mondiale. À partir de la fin de l’année 1940, la nazification est en marche, visant à éliminer toute trace rappelant la France. Des familles entières jugées indésirables sont évacuées vers la Zone Libre. Sur place, les prénoms sont germanisés ainsi que les patronymes à consonance française. En 1943 Soultz est administrativement rattachée à Guebwiller. De nombreux jeunes Soultziens sont incorporés de force dans l’armée allemande ; beaucoup d’entre eux sont morts sur des terres lointaines, beaucoup ont connu l’internement dans le camp russe de Tambow.
Soultz est libérée le 4 février 1945.

Vers 1950, Soultz possède encore un tissu industriel remarquable. Le tissage de soie Baumann-Aîné, la fonderie Salin qui a succédé à Vogt, la Malbro (Manufacture Alsacienne de Broches), le tissage Bourcart, ainsi que quelques plus petites entreprises telles Theiler-Ferrum (machines à laver industrielles, stations de lavage de voitures), Amepa (mécanique de précision pour le textile), Mettler-Thermolite (textile non-tissé, étoupes), Coopérative laitière. Ce sont près de 1 000 emplois qui sont proposés par l’ensemble de ces entreprises. L’usine de soie Baumann-Aîné travaille pour des clients prestigieux : à la fin des années quarante, de ses métiers jacquard sortent des foulards pour la maison Dior.

Aujourd’hui, en 2016, la Ville compte environ 7 500 habitants. Les industries citées précédemment ont toutes disparu. Baumann-Aîné, concurrencé par la soie imprimée, ferme ses portes dès 1951. À la place de la fonderie Salin, Acometis fabrique des engins de déneigement ; Sharp, une marque japonaise, s’est implantée près du carrefour du Nouveau-Monde où elle assemble des photocopieurs ; quelques petits établissements se sont installés dans la zone industrielle de Soultz-Guebwiller-Issenheim. À côté de la cave vinicole de Soultz-Wuenheim, restent deux viticulteurs-récoltants et l’agriculture compte encore trois exploitations.

Grâce à l’initiative d’Henri Goetschy, conseiller général de Soultz, président du Conseil général et sénateur, le département du Haut-Rhin a une Brigade Verte, syndicat intercommunal de police rurale ; son siège est à Soultz.



Les armoiries de Soultz, depuis le XVIe
siècle. Quatre oiseaux passants,
des corbeaux probablement
(Livre d'Or de la ville de Soultz, page 51)

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Additifjuste pour se souvenir d'une ancienne taquinerie entre voisins.
Les Vosges culminent à 1424 mètres au Ballon de Soultz, comme chacun sait. Les cartes du Club Vosgien d’avant 1914 sont sans ambigüité, on y lit : Grosser Sulzer Belchen. Enfin … c’était le Grand Ballon de Soultz jusqu’à ce que nos voisins en firent le Ballon de Guebwiller. Ce fut même inscrit sur les cartes géographiques. Un vrai casus belli entre les deux villes depuis le début du XXe siècle … Surtout quand on sait que le ban de Soultz touche presque le sommet de la montagne (" a jugo montis qui Beleus dicitur " écrivait-on déjà en 667) et que le monument des Diables-Bleus fait partie du territoire de Soultz, alors que le ban de Guebwiller s’arrête bien plus bas ; même le chalet-hôtel du Ballon n’est pas à Guebwiller mais à Murbach.



Ici on est à Soultz !

On a pu craindre une sorte de guerre des boutons entre Soultz et Guebwiller mais un compromis a fini par l’emporter. Un modus vivendi a vu le jour : le Grand Ballon de Soultz est devenu tout simplement un consensuel Grand Ballon ; l’actuelle carte IGN du Club Vosgien en atteste. Pourtant, "Ballon de Soultz", c'était quand même pas mal ...


En savoir plus

Bibliographie

Auguste Gasser, Livre d’Or de la Ville de Soultz, Alphonse Schreyer éditeur à Soultz et Gilbert Roux éditeur à Gray, 1909-1910. Réédité par la Ville de Soultz, 1974.

Regards sur le passé de Soultz, tome I, Recueil d’essais publiés par les « Amis du Vieux Soultz », 1993, 273 pages.

Regards sur la passé de Soultz, tome II, Recueil d’essais publiés par les « Amis du Vieux Soultz », 1998, 421 pages.

Soultz au fil des siècles, ouvrage collectif édité par les « Amis de Soultz », publié dans la collection Mémoire de vies®, Carré Blanc©, Strasbourg, 2006.

(Ces ouvrages sont en vente au musée du Bucheneck, à Soultz)

Auguste Gasser, « Soultz et son ancien baillage », Revue d’Alsace, 1892 pages 439 à 488, 1893 pages 37 à 60, 1898 pages 47 à 82, 1910.

(La Revue d’Alsace peut être consultée en bibliothèque aux Archives Départementales du Haut-Rhin ainsi qu'au CRHF à Guebwiller)

Site internet : En passant par Soultz (www.enpassantparsoultz.fr)

Musée du Bucheneck

L’ancien château seigneurial puis siège du baillage de Soultz est devenu, après bien des vicissitudes, musée municipal au cours des années quatre-vingt-dix du XXe siècle.

Sa visite est un complément indispensable à la découverte de l’histoire de Soultz et de ses habitants. Ouverture : 14h-17h, sauf le mardi. 03 89 76 02 22.



Le Bucheneck, ancien château seigneurial, puis siège de baillage, aujourd’hui musée municipal
(aquarelle de Charles Ritter, 2007)

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Édouard Rouby, juillet 2016

www.enpassantparsoultz.fr
contact : edouard.rouby@sfr.fr


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